La reconnaissance vocale à l’heure de la maturité ?

Les techniques de reconnaissance vocale ont fait d’énormes progrès au cours des dernières années. Ainsi, le système d’exploitation Vista de Microsoft possède une fonction de ce type. Pourtant, force est de reconnaître que leur utilisation se heurte encore à des obstacles. Fabrice Guiraud, l’inventeur de Magui, l’ordinateur ultrasimplifié destiné aux personnes âgées, 1er prix du concours Lépine dimanche dernier, avait d’abord songé à utiliser la reconnaissance vocale comme interface de commande. Une idée a priori excellente pour des utilisateurs dont, en général, les doigts sont mal à l’aise avec le clavier. Las, « la voix des seniors est parfois mal assurée : cela aurait entraîné un trop grand nombre d’erreurs et donc du stress pour les utilisateurs », explique Fabrice Guiraud. Un écran tactile a finalement été installé sur la machine.
En revanche, la reconnaissance vocale a fait son entrée à l’hôpital. Le centre hospitalier universitaire d’Ulleval, à Oslo, plus grand hôpital de Norvège et d’Europe du Nord (il emploie quelque 9 000 personnes, dont 1 000 médecins et 2 500 infirmiers ; ses 1 200 lits accueillent quelque 45 000 patients par an ; son budget – plus de 5,2 milliards de couronnes norvégiennes, soit plus de 650 millions d’euros – engloutit à lui seul un dixième des dépenses de santé publique du pays), devrait devenir en mars 2009 un des plus gros utilisateurs au monde de la technologie de reconnaissance vocale. Lire l’article que j’ai publié hier dans Les Echos.

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