La reconnaissance de l’iris prise en défaut

La reconnaissance de l’iris est une des trois techniques biométriques (avec l’identification du visage et l’analyse des empreintes digitales) que le Home Office (le ministère de l’Intérieure britannique) teste, dans le cadre de la création d’une carte d’identité nationale. Une première évaluation grandeur nature de cette technique a été menée outre-Manche. L’industriel français Sagem a signé en avril 2004 un contrat de cinq ans et d’un montant de 2,86 millions de £ portant sur la fourniture d’un système de contrôle aux frontières utilisant la reconnaissance de l’iris (projet Iris : Iris Recognition Immigration System). Deux « pilotes » de ce système fonctionne depuis juin 2005 aux terminaux 2 et 4 de l’aéroport d’Heathrow. Or, un député britannique, Ben Wallace (Travailliste), vient de révéler que, d’après une évaluation officielle datant de fin 2005, ces 2 pilotes ne remplissent pas leur cahier des charges (voir http://www.theregister.co.uk/2007/01/11/project_iris_evaluation_report/ ). Les résultats de cette expérience avaient été discrètement archivés dans la bibliothèque de la Chambre des Communes en décembre 2006. Selon Ben Wallace, qui a pu consulter ces documents, la reconnaissance de l’iris « a failli à la moitié de ses tests ». Le système aurait de graves problèmes de disponibilité et de fiabilité. (Contacté par mail, Sagem n’a pas souhaité commenter les présentes informations).

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