Le lendemain, mercredi 11 mai 2016, en début d’après-midi, je rencontrerai, sur ce même thème, des adolescents à l’Espace Jeunes de Planoise, 13 avenue de l’Île de France, 25000 Besançon.
Tous les articles par Jacques Henno
A Paris, jeudi 16 juin 2016, pour parler de « Pourquoi les robots et les objets connectés vont changer notre vie »
| By Jiuguang Wang – Own work, CC BY-SA 3.0 |
Jeudi 16 juin 2016, j’interviendrai, de 14h30 à 16h30, chez Espace Idées Bien chez Moi (ex Réunica Domicile), sur le thème « Pourquoi les robots et les objets connectés vont changer notre vie » :
– qu’est-ce qu’un robot ?
– qu’est-ce qu’un objet connecté ?
– quels impacts sur notre vie quotidienne ?
– quels impacts sur notre maintien à domicile et notre santé ?
– quels impacts sur notre vie privée ?
Cette conférence est gratuite et ouverte à tous.
Espace idées Bien chez moi
7, Cité Paradis – 75010 Paris
Tél. : 01 71 72 58 00
Courriel : accueil@espace-idees.fr
Comment le Big Data va bousculer le crédit
J’ai publié ce matin dans le quotidien Les Echos un article sur une nouvelle tendance qui arrive des Etats-Unis et d’Asie : utiliser les données publiques, les réseaux sociaux et les algorithmes prédictifs pour évaluer, en quelques minutes, les capacités de remboursement des individus ou des petites entreprises.
Pour évaluer le risque que représente un emprunteur, des start-up, (Affirm, Biz2credit, Zest Finance aux Etats-Unis…) et en Asie (Lenddo aux Philippines…).scannent des centaines de « signaux faibles » : temps passé à taper son adresse e-mail (pour détecter les copier-coller, souvent symptomatiques d’une adresse créée pour la circonstance…), horaire de la demande (les formulaires remplis la nuit suscitent la méfiance…), identité sur les réseaux sociaux, descriptif du travail sur Linkedin, nombre d’amis sur Facebook, heures et fréquence d’envoi des courriels…
Pour en savoir plus :
A Besançon (Doubs), les 7 et 8 avril prochains, pour intervenir devant collégiens, lycéens et parents sur le bon usage des nouvelles technologies
Apprendre aux enfants à déjouer les pièges des applications et des sites Web « addictifs »
Facebook : la CNIL inflige un camouflet à son équivalent irlandais
Dès mai 2012, j’avais signalé à la CNIL que Facebook collectait des données sensibles (opinion politique, religion, pratiques sexuelles…) en toute illégalité. En réalité, à travers Facebook, c’est l’équivalent irlandais de la CNIL qui semble visé. Quelques jours après qu’Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la CNIL, ait été réélue à la tête du G29, le groupe de travail qui rassemble les CNIL européennes…
La CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) a, hier, publiquement mis en demeure Facebook de se conformer à la loi Informatique et Libertés.
La CNIL a relevé cinq manquements à la législation française :
• grâce à des cookies, le réseau social est capable de « suivre la navigation des internautes, à leur insu, sur des sites tiers [contenant un bouton Facebook même si ces Internautes] ne disposent pas de compte Facebook ».
• Facebook dépose sur l’ordinateur des internautes des cookies à finalité publicitaire, sans les en avoir au préalable correctement informés ni avoir recueilli leur consentement.
• pour mieux connaître les centres d’intérêt de ses membres et leur afficher de la publicité ciblée, le réseau social « procède à la combinaison de toutes les données personnelles qu’il détient sur eux, [qu’elles soient] fournies par les internautes eux-mêmes, collectées par le site, par les autres sociétés du groupe ou transmises par des partenaires commerciaux. » Mais les Internautes ne peuvent pas s’opposer à cette regroupement de données.
• le site « transfère les données personnelles de ses membres aux Etats-Unis sur la base du Safe harbor », ce qui n’est plus possible depuis octobre 2015.
• Enfin, Facebook « ne recueille pas le consentement exprès des internautes lors de la collecte et du traitement des données relatives à leurs opinions politiques, ou religieuses, et à leur orientation sexuelle. »
Je suis étonné que la CNIL ne s’attaque à ce dernier problème que maintenant. En effet, dès mai 2012, j’avais signalé à la CNIL que Facebook collectait des données sensibles (opinion politique, religion, pratiques sexuelles…) en toute illégalité : « Facebook permet aux annonceurs de cibler les Internautes en fonction de leurs centres d’intérêt – déclarés ou supposés – pour certaines pratiques sexuelles ou pour la drogue. »
Contactée à l’époque, Sophie Nerbonne, directeur adjoint des affaires juridiques de la CNIL, m’avait alors confirmé qu’ «il s’agit d’une utilisation de données sensibles à des fins publicitaires. L’accord préalable des internautes à l’utilisation de ces données aurait dû être recueilli par Facebook. Et le réseau social ne peut pas s’abriter derrière les conditions générales d’utilisation que doit approuver tout nouvel Internaute qui s’inscrit à ses services : ce document ne peut pas suffire pour recueillir le consentement préalable à l’utilisation de données sensibles.»
Pourquoi a-t-il fallu attendre près de quatre ans pour que la CNIL réagisse ?
Le siège social de Facebook Europe étant en Ireland, c’est « the Office of the Data Protection Commissioner », l’équivalent irlandais de la CNIL, qui est plus particulièrement chargé du dossier Facebook. En mai 2012, j’avais d’ailleurs transmis à cet organisme les mêmes remarques qu’à la CNIL. Il s’en était suivi un long échange de mails avec the Office of the Data Protection Commissioner, échange qui s’était achevé en mars 2014 par un dernier message où je demandé aux représentants du Commissioner pourquoi la CNIL irlandaise était aussi indulgente avec le réseau social et quelles sanctions étaient prévues si celui-ci ne se respectait pas leurs demandes…
En désespoir de cause, j’avais transmis tous ces documents à la CNIL française.
La mise en demeure de Facebook par la CNIL française constitue donc un sérieux camouflet pour le Data Protection Commissioner irlandais, qui est, normalement, en charge de ce dossier.
Sollicité par courrier électronique, le Data Protection Commissioner irlandais m’a répondu qu’il « n’avait pas de commentaire à faire sur cette affaire. »
J’ai publié ce matin dans le quotidien Les Echos un article sur « Peut-on nous rendre plus accro au Web ? »
Sites Web et applications pour smartphones rivalisent d’astuces pour accroître leur trafic en nous rendant dépendants. Des pratiques qui commencent à être montrées du doigt.
Le temps, c’est de la publicité… Pour pouvoir gagner de l’argent en exposant leurs visiteurs à de la publicité, toutes les marques et tous les concepteurs de site ou d’appli souhaitent garder ces derniers le plus longtemps possible ou les faire revenir le plus souvent. Comment monter sur le podium ? Dans la Silicon Valley, la réponse est simple : il faut rendre les internautes « accros ». Un consultant, Nir Eyal, a même théorisé cette approche dans un livre, « Hooked : How to Build Habit-Forming Products » (Penguin, 2014). Nir Eyal est également un des créateurs de l’Habit Summit (Sommet sur la dépendance), dont la 3eédition se tiendra le 22 mars à l’université Stanford…
Pour lire la suite de cet article : Peut-on nous rendre plus accro au Web ?
Cet article comporte également un encadré sur deux initiatives américaines pour nous faire prendre conscience de notre « addiction » au Web ou aux applis : Ils veulent réduire la dépendance des internautes
A Paris, mardi 15 mars 2016, pour parler du « Lien entre les nouvelles technologies et la frontière entre vie pro / vie perso »
Mardi 15 mars 2016, je participerai à une table-ronde « Lien entre les nouvelles technologies et la frontière entre vie pro / vie perso », dans le cadre d’un afterwork – tables rondes sur la thématique de la « Gestion de la vie personnelle – vie professionnelle » organisé par les étudiants du Master 2 « Gestion des Ressources Humaines – Mobilité Internationale » de l’IAE Gustave Eiffel.
Pour les organisateurs de ce colloque : « L’afterwork est LE symbole de la frontière floue entre vie professionnelle et vie personnelle et nous avons choisi d’organiser cet événement sous cette forme. »
Cet événement aura lieu de 17h à 22h à la Maison des Etudiants d’Asie du Sud-Est, Cité Internationale Universitaire de Paris, 59 B boulevard Jourdan 75014 Paris.
Programme :
17h00 à 17h30 : Introduction du projet et de l’IAE par les étudiants
17h30 à 19h00 : Première Table ronde : Lien entre les nouvelles technologies et la frontière entre vie pro / vie perso
Jacques HENNO – Journaliste, auteur et conférencier
Laure Isabelle LIGAUDAN – Maître de conférence et Entrepreneuse
Silene KILIC – Doctorante Université Paris 1 Sorbonne, Laboratoire PRISM
Nathalie LENFANT – Avocate associée du cabinet Ravel Avocats spécialisé en droit du travail
19h00 à 19h30 : Intervention individuelle :
Laurence BRETON KUENY – DRH de Afnor et membre du bureau national de l’ANDRH
19h30 à 21h00 : Deuxième Table ronde : Famille – Égalité professionnelle et équilibre entre vie pro / vie perso
Antoine DE GABRIELLI – Fondateur de Mercredi C Papa et des Cercles Happy Men
Catherine BOISSEAU MARSAULT – Directrice des Etudes et de la Prospective de l’Observatoire de l’Equilibre des Temps et de la Parentalité en Entreprise
Galle PICUT – Journaliste et Rédactrice en chef du blog En Aparté
Severine LEMIERE – Maîtresse de conférences à l’IUT Paris Descartes et Economiste
21h00 à 22h00 : Clôture puis Cocktail
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Interviewé par la Dépêche du Midi sur les enjeux de la loi Numérique
Vous pouvez retrouver cet article en ligne :