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Tout ce que nous disons sur internet sera bientôt passé au crible par les Etats-Unis

On savait que les blogs des adolescents étaient analysés par les grandes marques pour y déceler les tendances de consommation des jeunes. Voilà que les agence de renseignements américaine s’intéresseraient aux sites internet pour savoir si nous sommes bien ceux que nous prétendons être. Autrement dit, si nous ne sommes pas dangereux… Un article de la revue britannique New Scientist, cité par Le Monde Economie du 4 juillet 2006, (voir http://www.newscientist.com/article/mg19025556.200?DCMP=NLC) révèle en tout que l’Arda (Advanced Research Development Agency), l’organisme qui coordonne l’effort de recherche de toute la communauté du renseignements américaine, s’intéresse de très près à ce sujet. Il a financé des travaux universitaires montrant comment les informations que nous laissons sur internet peuvent être recoupées avec nos habitudes d’achat, nos relevés bancaires et les numéros de téléphones que nous appelons le plus souvent pour établir un profil précis de notre personnalité. Dans une étude intitulée Semantic Analytics on Social Networks, une équipe dirigée par Amit Sheth, de l’université de Georgia et Anupam Joshi de l’université du Maryland, montre comment internet peut révéler des « conflits ‘intérêts » (des incohérences) entre notre comportement dans la vie de tous les jours et ce que nous disons sur internet (voir www2006.org/programme/files/pdf/4068.pdf). Ces principes ne pourront cependant être pleinement appliqués qu’avec l’avénement du Web sémantique, qui permettra d’indexer de façon uniforme tous les contenus d’internet (textes, images, vidéos, sons…) en libre accès. Pour l’instant, les difficultés rencontrées sont encore trop nombreuses : la taille des données disponibles sur le net, leur hétérogénéité, les langues utilisées, l’évolution constante du web…

Washington espionne les transactions financières

Le New York Times (voir http://www.nytimes.com/2006/06/23/washington/23intel.html?th&emc=th) a révélé hier que le gouvernement américain, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, passe au crible tous les transferts d’argent passant par le réseau SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication : http://www.swift.com/). Swift, dont le siège est à Bruxelles, en Belgique, relie 7 800 institutions financières réparties dans 200 pays. Grâce à son réseau, 11 millions de transactions, d’une valeur totale de 6 miliards de dollars, transitent chaque jour entre des banques, des courtiers, des places de marché (bourses), etc. Au lendemain des attentats du 11 septembre, la direction de Swift a secrétement autorisé la CIA, le FBI et d’autres agences de renseignements américaines à consulter ses bases de données. Pour ces recherches, la NSA a fourni son assistance technique. Comme le déclare au New York Times un ancien haut responsable de la lutte contre le terrorisme aux Etats-Unis, dans cette affaire « le potentiel d’abus est énorme ».

Données des passagers des compagnies aériennes

La Cour de Justice européenne vient de donner jusqu’au mois de septembre 2006 à la Commission européenne et au Conseil européen pour trouver un nouvel accord avec Washington sur les données des passagers des compagnies aériennes qui desservent ou survolent le territoire américain. En effet, comme l’explique « Tous fichés : l’incroyable projet américain pour déjouer les attentats terroristes », quelques heures avant qu’un avion ne décolle pour New-York ou San Francisco, 34 données (nom, adresse, e-mail, n° de carte bancaire, etc.) sont transmises aux autorités de surveillance américaines. Ces informations sont utilisées pour repérer l’éventuelle présence de terroristes à bord des appareils à destination de l’Amérique. Le Parlement européen avait porté plainte contre l’Exécutif européen, estimant que l’accord passé avec l’administration américaine constituait une atteinte à la protection des données des citoyens européens. La Cour de Justice européenne vient de lui donner raison sur la forme (l’argument juridique utilisé pour justifier le transfert des données a été invalidé) mais pas sur le fond. A suivre donc.

Lettre ouverte à l’attention de Mesdames et Messieurs les députés : « Pour une meilleure protection des enfants en ligne »

Pourquoi cette lettre :

Je suis journaliste, spécialiste des nouvelles technologies de l’information.

J’ai écrit, il y a quelques mois, un autre ouvrage intitulé « Les enfants face aux écrans : pornographie la vraie violence ».

A la suite de cette publication, j’avais été invité par le ministère de la Famille à faire partie du groupe de travail interministériel « Les usages de l’Internet et la protection de l’enfance » qui avait préparé la conférence de la Famille 2005 et je suis intervenu, le 22 janvier 2007, en présence du ministre Jean-François Lamour, devant le groupe de travail « L’image des jeunes » constitué par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative sur le thème « Y-a-t-il un impact de la pornographie sur les jeunes ? ».

Je donne régulièrement des conférences sur les enfants et les nouvelles technologies.

A la fin de l’année 2006, où de très nombreux enfants ont reçu des cadeaux high-tech (téléphones mobiles, ordinateurs portables ou de bureau, consoles de jeux…) permettant de se connecter à Internet, j’ai voulu sensibiliser nos élus au manque de protection des mineurs lorsqu’ils surfent sur le Web.

Aussi ai-je adressé à tous nos députés une lettre ouverte leur rappelant ce problème et leur demandant de prendre position.

Pour illustrer mon propos, j’ai accompagné ce courrier d’un article que j’avais rédigé pour le mensuel Que Choisir en octobre 2006 et rappelant que « les logiciels de contrôle parental proposés gratuitement par les fournisseurs d’accès à Internet sont encore loin d’être fiables à 100%. En cause : la technologie, mais aussi les atermoiements des responsables politiques. »

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Voici le texte de la lettre envoyée à tous* les députés par courrier électronique le 14 décembre 2006 :

Jacques Henno

Journaliste

Adresse

N° de tél.

www.henno.com
Paris, le 14 décembre 2006

Lettre ouverte à l’attention de Mesdames et Messieurs les députés :

« Pour une meilleure protection des enfants en ligne »

Madame la Député, Monsieur le Député,
L’association Droit@l’enfance et mon éditeur, les éditions Télémaque, ont déposé avant-hier dans votre casier de la Poste, à l’Assemblée nationale, un exemplaire de « Pornographie la vraie violence », ouvrage que j’ai écrit pour alerter les parents et l’ensemble des professionnels de l’éducation et de l’encadrement, sur la recrudescence des dangers encourus par les enfants face aux écrans.
Par ce courrier électronique, je souhaiterais attirer votre attention sur le manque de protection des enfants en ligne. Lors de la préparation de la conférence de la Famille 2005, dont un des thèmes était « Usages de l’Internet et protection de l’enfance », j’avais suggéré qu’une nouvelle génération de logiciels de filtrage soit mise au point : en effet, les produits actuels, à base de listes blanches et de listes noires, ne sont pas suffisamment fiables pour protéger les mineurs des contenus Internet qui ne leur sont pas destinés. Le ministre de la Famille, Philippe Bas, l’a lui-même reconnu.
Vous trouverez ci-dessous le texte d’un article que j’ai publié sur ce sujet dans la revue Que Choisir en octobre dernier et intitulé : « Les logiciels de contrôle parental proposés gratuitement par les fournisseurs d’accès à Internet sont loin d’être fiables à 100%. En cause : la technologie mais aussi les atermoiements des responsables politiques ».
Pourtant, des technologies prometteuses existent dans ce domaine. Une coopération internationale permettrait d’accélérer leur développement : tous les enfants du monde sont concernés par ces dangers.
Il y a urgence : pour la première fois, en effet, une technologie – Internet – rabat les enfants vers des images qu’ils n’ont pas sollicitées.
Il est donc plus que temps de vous saisir de ce problème.
Dans l’attente de connaître votre réponse,

Respectueusement,
Jacques Henno

(Suivait le texte de l’article que j’ai publié dans le mensuel Que Choisir n° 4441 d’octobre 2006)

* Cette lettre a été expédiée à tous les députés ayant indiqué sur le site de l’Assemblée nationale qu’ils possédaient une adresse électronique. Sur 577 députés :

– 1 ne communique ni courriel, ni numéro de fax ;

– 11 ne stipulent pas de courrier électronique, mais précisent un numéro de fax ;

– 20 affichent une adresse mail, mais ne doivent pas souvent relever leur boîte à lettres, car celle-ci est saturée, ce qui les empêche de recevoir tout nouveau message ;

– enfin, les adresses électroniques de 2 députés ne sont plus valables.

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Les réponses des députés :

• Yves Jégo, Député de la Seine-et-Marne, Maire de Montereau-Fault-Yonne

• Thierry Mariani, Député du Vaucluse

• Françoise de Panafieu, Député-Maire du 17ème arrondissement de Paris

• Jean-Marc Roubaud, Député du Gard et Maire de Villeneuve lez Avignon

• Ségolène Royal

• Hélène Tanguy, Député du Finistère

• 15 décembre 2006, courrier électronique :

Monsieur,
Votre courrier m’est bien parvenu et je vous en remercie.
Vous avez eu la courtoisie de me faire parvenir le texte de l’article que vous avez publié dans le mensuel « Que choisir ? » n° 4441 d’octobre 2006 intitulé : « Enfants sous surveillance ».
Je vous remercie d’avoir bien voulu porter ces éléments à ma connaissance. J’en ai pris bonne note et ne manquerai pas de les avoir à l’esprit.
Je reste à votre écoute.
Meilleures salutations,

Yves Jégo
Député de la Seine-et-Marne
Maire de Montereau-Fault-Yonne

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• 18 décembre 2006, courrier électronique :

Cher Monsieur,

Je vous remercie de votre envoi.

Je salue votre initiative. Internet a en effet créé un trou dans l’atmosphère dans laquelle baignait les enfants et les expose à toute sorte de rayonnements nocifs.

L’approche des échéances électorales rend encore plus difficile qu’en cours de législature de rendre audibles certains sujets dits de société comme celui que vous évoquez.

Je vous suis reconnaissante de militer pour une question majeure qu’il conviendra de traiter, pas forcément par une loi puisque la France se distingue déjà par sa frénésie à légiférer.

Avec mes meilleurs sentiments.

Hélène Tanguy
Député du Finistère

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• copie par courrier postal d’une question écrité adressée le 18 décembre 2006 par Jean-Marc Roubaud, député du Gard et maire de Villeneuve lez Avignon, au ministre délégué à la Sécurité Sociale, aux Personnes Agées, aux Personnes Handicapées et à la Famille :

Monsieur Jean-Marc Roubaud appelle l’attention de Monsieur Le Ministre délégué à la Sécurité Sociale, aux Personnes Agées, aux Personnes Handicapées et à la Famille sur la protection des enfants et des adolescents sur Internet.

En effet, les logiciels de contrôle parental proposés gratuitement par les fournisseurs d’accès à Internet sont encore loin d’être fiables à 100%. Depuis mai dernier, les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) doivent proposer à leurs abonnés ces logiciels gratuitement. Ces outils sont supposés protéger les mineurs des images pornographiques et ultra-violentes, des sites invitant à consommer de la drogue et autres jeux d’argent en ligne.

En conséquence, il demande à Monsieur Le Ministre de lui faire connaître sa position sur la recrudescence des dangers encourus par les enfants face aux écrans et principalement sur le renforcement des moyens technologiques et juridiques à mettre en œuvre au plus tôt tant au niveau international que national.

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• 19 décembre 2006, courrier électronique :

Cher Monsieur,

Françoise de Panafieu vous remercie pour votre mail dont elle a pris connaissance avec attention.

Elle vous remercie également pour l’envoie de votre livre.
Il est urgent en effet de rappeler aux parents qu’il n’y a qu’eux qui peuvent contrôler ce que leurs enfants regardent. Pour autant, il faut continuer à travailler sur les logiciels de protection des adolescents, tout en sachant que l’on ne protège pas les adolescents comme les enfants.

Concernant la pornographie, c’est l’ensemble de la société qui doit se saisir de ce sujet et considérer quelle doit protéger ses enfants. Elle n’est aujourd’hui pas assez informée des conséquences sur les enfants de leur exposition à la pornographie.

La pornographie envahie également les téléphones portables de nos enfants mais qui le sait ?

Françoise de Panafieu reste à votre disposition.

Bien cordialement.

Marie-Christine Méchet
Attachée parlementaire de Françoise de Panafieu, député-maire du 17ème arrondissement de Paris

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• 2 janvier 2007, courrier postal :

Monsieur,

Vous avez bien voulu me faire parvenir un courriel dans lequel vous attirez mon attention sur le manque de protection des enfants en ligne.

Je tenais tout d’abord à vous remercier d’avoir pris sur votre temps pour m’en faire part et ai pris connaissance avec la plus grande attention de l’article que vous avez publié dans le mensuel Que Choisir d’octobre 2006.

Soyez assuré que je ne manquerai pas de relayer vos propos dans les instances concernées.

Je vous prie d’accepter, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

Joël Hart

Député de la Somme
Maire d’Abbeville
Secrétaire de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées

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• 2 janvier 2007, courrier postal :

Jacques Pélissard

Député du Jura-Maire de Lons-le Saunier

Président de l’Association des Maires de France

Lons-le-Saunier, le 2 janvier 2007,

Cher Monsieur,

J’ai bien reçu votre courriel en date du 18 décembre et je vous en remercie.

Vous avez souhaité attirer mon attention sur la protection des mineurs face à l’usage de l’Internet, et j’ai pris connaissance avec beaucoup d’intérêt de l’article écrit par vos soins publié dans le mensuel Que Choisir n°441 d’octobre 2006 ainsi que de l’exemplaire de votre ouvrage intitulé « Pornographie la vraie violence ».

En tant que père de quatre enfants, je suis particulièrement sensibilisé sur le problème de l’usage en toute sécurité des services multimédia. Suite à la Conférence de la famille 2005, et comme vous le savez, un certain nombre de propositions ont été faites et des actions concrètes ont été prises par le gouvernement dans ce domaine. Il s’agit notamment de la convention signée avec les principaux FAI par laquelle ils s’engagent à proposer des solutions de contrôle parental sans supplément de coût pour leurs abonnés, ou encore de la création du label Famille.

Malgré ces avancés notables, j’ai bien pris note de l’inefficacité de certains des logiciels proposés, aussi, j’adresse ce jour une Question écrite à Monsieur Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité Sociale, aux Personnes Agées, aux Personnes Handicapées et à la Famille, dont je vous prie de trouver ci-joint la copie, afin qu’il m’indique les mesures supplémentaires qui pourront être prises afin d’améliorer et de renforcer la protection des mineurs dans l’accès aux services multimédia.

Dès parution de la réponse au Journal Officiel, soyez assurés que je ne manquerai pas de vous la faire parvenir dans les meilleurs délais.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Cher Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Le Député-Maire,

Jacques Pélissard

Question écrite

Lons-le-Saunier, le 2 janvier 2007,

Jacques Pélissard appelle l’attention de Monsieur le Ministre délégué à la Sécurité Sociale, aux Personnes Agées, aux Personnes Handicapées et à la Famille sur la protection de l’enfance face à l’usage de l’Internet.

Dans le cadre de la conférence de la Famille 2005, un certain nombre de propositions ont été faites notamment en termes d’information et de sensibilisation des familles. En outre, il a été demandé aux fournisseurs d’accès Internet (FAI) de proposer des solutions de contrôle parental sans supplément de coût pour leurs abonnés et il a été décide de créer un « label famille » afin de donner aux parents un repère simple et clair leur permettant d’identifier les logiciels, les services de dialogue et d’échange d’informations ainsi que les contenus des sites Internet qui sont sécurisés ou ne présentent pas de risques pour les enfants.

Or malgré ces mesures, qui certes constituent des avancés notables, les risques pour nos enfants et notamment les adolescents de se trouver exposés à des rencontres dangereuses et des sites au contenu violent et/ou pornographique existent toujours notamment du fait que certains logiciels s’avèrent parfois inefficaces pour protéger pleinement les mineurs.

S’il est bien entendu qu’aucun programme informatique ne remplacera jamais la vigilance des parents, il souhaiterait que Monsieur le Ministre lui indique les mesures supplémentaires qui pourraient être prises afin d’améliorer et de renforcer la protection des mineurs dans l’accès aux services multimédia.

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• 22 janvier 2006, courrier électronique :

Monsieur,

Je vous prie de bien vouloir trouver, ci-après, la question écrite n° 114042 déposée par Thierry Mariani et publiée au Journal Officiel du 26 décembre 2006, sur la protection des enfants sur internet.

Bien entendu je ne manquerai pas de vous transmettre la réponse de Monsieur le Ministre.

Vous en souhaitant bonne réception,

Bien cordialement.

12ème législature
Question N° : 114042 de M. Mariani Thierry (Union pour un Mouvement Populaire – Vaucluse)
Ministère interrogé : sécurité sociale, personnes âgées, personnes handicapées et famille
Ministère attributaire : sécurité sociale, personnes âgées, personnes handicapées et famille

Question publiée au JO le : 26/12/2006 page : 13530

Rubrique : télécommunications
Tête d’analyse : Internet
Analyse : enfants. protection
Texte de la question :
M. Thierry Mariani appelle l’attention de M. le ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille sur la protection des enfants sur internet. Internet est aujourd’hui présent dans la plupart des foyers français. Cette avancée technologique est à saluer. Cependant, elle représente de nombreux risques pour les enfants. En effet, il s’avère qu’aujourd’hui certains logiciels sont parfois inefficaces pour protéger pleinement les mineurs de contenus pornographiques. C’est pourquoi il le prie de bien vouloir lui indiquer ses intentions, afin de permettre aux fournisseurs d’accès de continuer à protéger efficacement les mineurs.

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• copie par courrier postal d’une lettre adressée le 21 mars 2007, par Jean-Louis Idiart, Vice-Président de la Commission des Finances, de l’Economie et du Plan, Député de la Haute-Garonne Saint-Gaudens-Comminges-Savès, Conseiller Général de Salies, au ministre délégué à la Sécurité Sociale, aux Personnes Agées, aux Personnes Handicapées et à la Famille :

Monsieur Jean-Louis Idiart attire l’attention de M. le ministre délégué à la Sécurité Sociale, aux Personnes Agées, aux Personnes Handicapées et à la Famille sur la protection des enfants sur Internet.

Internet représente de nombreux risques pour les enfants. En effet, il s’avère qu’aujourd’hui certains logiciels de filtrage sont parfois inefficaces pour protéger pleinement les mineurs de contenus qui ne leur sont pas destinés. Les discussions avec les fournisseurs d’accès, ont débouché sur un accord signé le 16 novembre 2005, prévoyant une série d’engagements de leurs part, notamment celui d’offrir gratuitement un logiciel de protection familiale performant. Or, il semble urgent aujourd’hui d’améliorer les logiciels de contrôle parental afin qu’ils suivent l’évolution technologique.

Il lui demande quelles actions concrètes entend prendre le Gouvernement pour informer les familles et développer la protection de l’enfance dans l’accès aux services multimédias.

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• 12 avril 2007, courrier postal :

Monsieur,

Ségolène Royal a bien reçu votre courrier dont elle vous remercie. Elle m’a chargé de vous répondre.

L’engagement de Ségolène Royal en faveur de la protection de l’enfance est sans faille et reconnu. C’est avec son soutien que s’est créé en 2001 le collectif interassociatif « Enfance et média ». C’est à sa demande que ce collectif a conduit une réflexion sur l’aménagement du principe d’autorégulation pour les chaînes de télévision et les radios, l’éducation à l’image et toutes autres mesures visant à articuler de manière concrète les principes de liberté d’expression et de respect des téléspectateurs, en particulier des enfants et des adolescents. C’est également sous le Gouvernement de Lionel Jospin que l’arsenal législatif pour lutter contre les violences sexuelles faites aux mineurs a été fortement renforcé.

Face aux évolutions multi-médiatiques, il faut d’abord évoquer la nécessaire responsaiblisation des parents. C’est aux parents de donner des repères, de conseiller, de suggérer, d’aider également à renouer avec le livre. L’école doit aussi jouer tout son rôle. Elle a vocation à transmettre les connaissances mais également à éveiller l’esprit critique, à émanciper. Il est impératif de développer une éducation et un apprentissage de la lecture des media et de l’image. C’est l’un des meilleurs moyens pour assurer les prises de distance nécessaires et la hiérarchisation critique. Enfin, et c’et l’œuvre de toute la société, il nous faut proposer un système de valeurs fondé sur l’égalité, la citoyenneté, le goût de l’effort, le respect de l’autre et sortir de la confusion entre réalité et virtualité.

Je vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

François Rebsamen

Directeur de campagne

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La nouvelle licence Linux divise le logiciel libre

La refonte de la licence qui s’applique à la plupart des logiciels libres va donner lieu à un débat public.

Peu d’utilisateurs de Linux le savent, mais la licence qui protège le plus célèbre des logiciels libres est en cours de révision. Le processus a été lancé le 16 janvier dernier à Boston par la FSF (Free Software Foundation), la fondation qui détient les droits sur Linux. L’événement est de taille, car des millions de personnes, développeurs ou simples internautes, sont concernés par les modifications de ce contrat de 5 pages. Les conséquences économiques, également, sont potentiellement très importantes. La société d’études de marché IDC estimait qu’en 2004, Linux avait généré un chiffre d’affaires de 15 milliards de dollars dans le monde ; un montant qui devrait dépasser les 35 milliards en 2008.

Linux n’est d’ailleurs pas le seul produit concerné par cette refonte. La plupart des autres logiciels libres sont en effet couverts par la même licence. Ces programmes _ qui, à la différence des logiciels dits « propriétaires », peuvent être modifiés ou améliorés par tout le monde _ sont, sur le plan juridique, extrêmement fragiles : il suffit qu’une personne les retouche très légèrement pour que celle-ci en fasse des produits propriétaires. « D’où la nécessité de les protéger par une licence qui définit précisément leurs conditions de modification, d’exploitation et de distribution », explique Eben Moglen, professeur de droit à l’université Columbia de New York, qui est l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la législation des logiciels libres.

Ces licences sont généralement appelées « copyleft » par opposition à copyright, « droit d’auteur ») : elles stipulent que quiconque redistribue le programme, avec ou sans modification, doit transmettre aussi la liberté de copier et de modifier ce fichier. Il en existe une vingtaine _ MIT Licence, Sleepycat Licence, Zlib… _, mais la plus utilisée est la GNU GPL (GNU General Public Licence ; licence publique générale de GNU).

En 1991, Linus Torvalds, un étudiant finlandais, écrit Linux, un noyau _ logiciel qui contrôle les fonctions de base de l’ordinateur _ compatible avec GNU, l’Unix gratuit développé par Richard Stallman, du MIT. Il recherche alors une licence qui permette deux choses : que d’autres personnes puissent accéder au code et que les améliorations apportées restent disponibles. Son choix se porte sur GNU GPL. Cette licence est tellement bien faite que Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, l’a qualifiée de « cancer » : la GPL stipule que, si un bout de logiciel libre est incorporé dans un programme propriétaire, ce dernier devient automatiquement libre !

« Il était grand temps de réviser la licence GPL, avertit Eben Moglen, qui conseille la FSF, dirigée par Richard Stallman. Elle se trouve confrontée à de très nombreuses législations de la propriété intellectuelle nationales, pour lesquelles elle n’est pas toujours très bien adaptée. Et de nouveaux usages de l’informatique sont apparus : Internet, l’écoute de musique, la diffusion de vidéos. » Une nouvelle version, élaborée par la FSF avec l’aide d’Eben Moglen, a été présentée le 16 janvier. Richard Stallman souhaite que des logiciels protégés par la GPL ne puissent pas être bloqués par des programmes de DRM (Digital Rights Management). Et il veut empêcher tout utilisateur de la GPL de déposer un brevet personnel sur des modifications de code.
« Réflexion collective »

Autant de propositions que tout un chacun peut commenter sur Internet ou au cours des réunions organisées dans plusieurs pays (dont, peut-être, la France). Un deuxième texte est prévu pour cet été, et, s’il le faut, un troisième pour la fin de l’année. « C’est exactement le processus qu’il fallait mettre en oeuvre, se félicite Mark Webbink, vice-président de Red Hat, un des plus gros distributeurs de produits Linux. Nous-mêmes allons prendre part au débat. »« En tout cas, c’est une démarche intéressante : ce type de réflexion collective est plutôt rare en droit », remarque Mélanie Clément-Fontaine, qui prépare une thèse sur les oeuvres libres à l’université de Montpellier et qui enseigne au Cerdi (Centre d’études et de recherche en droit de l’immatériel), à Paris.

Il est bien sûr trop tôt pour connaître le résultat de ce travail. « Ne vous inquiétez pas, rassure Eben Moglen. La FSF sait très bien que la nouvelle licence devra pleinement respecter les droits des actuels utilisateurs. » Dernier épisode en date : dans un forum de discussion cité par News.com, Linus Torvalds s’est récemment opposé à cette évolution. A l’inverse de Richard Stallman, le père de Linux ne souhaite pas empêcher le développement de technologies de DRM sur les logiciels libres. Une prise de position qui ne va pas manquer de relancer le débat.

Jacques Henno (article paru dans Les Echos le 1er février 2006)

Les notes ne sont pas dans le livre, pourquoi ?

Plusieurs lecteurs me demandent pourquoi les appels de note contenus dans le corps du texte ne renvoient pas à des notes en fin d’ouvrage, mais à un site web.

Tout d’abord, beaucoup de ces appels de note renvoyant à des sites internet, il nous a semblé, à mon éditeur et à moi-même, plus confortable pour le lecteur que ce dernier puisse les consulter directement en ligne et ainsi plus facilement vérifier mes affirmations.

Ensuite, la mise à jour de ces liens internet est plus facile sur le web.

N’hésitez à me faire part de vos remarques par rapport à ce système de consultation des notes.

Jacques Henno

RAPPEL : LES SOURCES UTILISEES POUR LA REDACTION DE CET OUVRAGE SONT CONSULTABLES EN CLIQUANT ICI

Les médias en parlent

Lundi 15 mai 2006 :

Entre 18H15 et 19H, en direct sur l’antenne d’Europe 1, Jacques Henno a débattu, avec 3 autres spécialistes de ce sujet, du programme de surveillance des communications téléphoniques des Américains mis en place par le gouvernement Bush. Et si cela arrivait demain en France ?

Mercredi 3 mai 2006 :

Chat en direct sur le site du Monde : http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-651865,55-765338,0.html

Lundi 10 avril 2006 :

L’auteur de « Tous fichés » est sur le plateau de « On a tout essayé », à 18H50, sur France 2. Voir le site (non officiel) http://www.onatoutessaye.com/article.php3?id_article=882

Vendredi 7 avril 2006 :

Article dans 01 DSI, « le magazine des managers de l’information » :

01DSIavril06-1.jpg

Jeudi 30 mars 2006 :

Article dans le Midi Libre, pour annoncer une séance de dédicaces de Tous Fichés à Alès, près de Nîmes :

MidiLibre30_03_06.jpg

Mardi 28 mars 2006 :

Un article de Jacques Henno, publié dans le numéro d’avril 2006 du mensuel Que Choisir, explique comment « Les données tirées de la grande enquête sur la consommation des foyers envoyée chaque année à 15 millions de ménages français peuvent être transmises aux agences de renseignements américaines. »

Jeudi 2 mars 2006 :

Une dépêche sur le site de l’agence de presse et de communication spécialisée NTIC Indexel reprend le contenu du livre Tous Fichés : 6,5 milliards d’habitants sous surveillance

Lundi 27 février 2006 :

L’émission « Le Monde Change », présentée par Patrick Chompré sur RFI, reçoit Jacques Henno http://www.rfi.fr/radiofr/editions/072/edition_10_20060227.asp

Le soir, à 21H, l’auteur de Tous Fichés est l’invité de la section « Décryptage » dans l’émission « Le monde de TV5 » sur la chaîne TV5, pour y parler des systèmes de surveillance américains http://www.tv5.org/TV5Site/lemondedetv5/emission.php?id=42

Jeudi 2 février 2006 :

Article dans La Vie :

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Mardi 31 janvier 2006 :

Jacques Henno participe à un chat en direct depuis la rédaction de l’Internaute Magazine http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/krisscrumble/index.php?id=40127

Dimanche 15 janvier 2006 :

Jacques Henno est l’invité de 10H10 à 11H de Kriss sur France Inter : http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/krisscrumble/index.php?id=40127

Samedi 7 janvier 2006 :

L’auteur de Tous fichés est interviewé à 8H45 par Laurence Luret sur France Inter : http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/parenthese/index.php?id=39972

Jeudi 15 décembre 2005 :

Interview sur radio BFM à 13H45 :

Mardi 6 décembre 2005 :

En direct sur la chaîne Direct 8 (TNT) à 7H40 : http://www.direct8.fr/emissions/direct_matin/fiche591.html

Mercredi 23 novembre 2005 :

Article dans les Echos :

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Lundi 21 novembre 2005 :

Invité de Jacques Pradel sur Europe 1 de 9H à 10H30

Files on all of us: the amazing US project to deter terrorism

« Tous fiches : l’incroyable projet américain pour déjouer les attentats terroristes » can be translated by « Files on all of us: the amazing US project to deter terrorism ».

This survey describes a US Intelligence program aimed at discovering terrorist plots: the Total Information Awareness (TIA) program. In 2003, US Congress banned use of TIA against US citizens but allowed it against aliens/foreigners outside US.

TIA is designed as an early-warning system that mine intelligence databases, but also airline databases (the data of all passengers arriving to USA or flying over USA are screened), private databases of credit card records and other transactions, for telltale signals of terrorist plots.

In this book, I also describe how Acxiom, a US marketing databases company, is a US Pentagon contractor ; and how all marketing information gathered by Acxiom outside the US can be used by the US Intelligence Community (many countries are targeted as Acxiom has subsidiaries in UK, France, Germany, Spain, Netherlands, Portugal, Poland, Australia and New Zealand).

This is NOT science-fiction: the National Security Agency’s domestic eavesdropping, authorized by George W Bush proves that this agency is collecting and data-mining information intercepted from thousands of people. US newspapers are now writing articles about TIA and related research programs (Novell Intelligence from Massive Data, Advanced Capabilities for Intelligence Analysis program…). For example, see: http://govexec.com/dailyfed/0106/012006nj1.htm

On Saturday November 3rd, 2007, I had been interviewed on France24 about the use of data collected by US agencies: « Under scrutiny. Since 9/11, European airlines and banks share information on their customers with US. Some say that the US is using this data in an economic war against Europe. » Play video: http://www.france24.com/france24Public/en/special-reports/Beyond-Business/20071004-beyond-business-data-economic-war-under-scrutiny.html

Premières réactions de l’auteur

Bonjour,

Pour répondre à quelques commentaires :

  • les sources utilisées pour mon livre « Tous Fichés » sont bien consultables sur ce site ; il suffit de se rendre sur la page d’accueil puis de cliquer sur le lien « Sources utilisées pour le livre Tous fichés » proposé dans le deuxième bloc (en partant du haut) à gauche de la photo de la couverture ;
  • mon livre, cela va de soi, repose sur une enquête « en béton » ; à tel point que la direction d’Acxiom France (ex-Consodata + ex-Claritas), qui avait un moment envisagé de me poursuivre en justice pour les révélations que contient mon ouvrage, y a renoncé. On ne peut pas rêver d’un meilleur compliment.

Jacques Henno