Interviewé par le quotidien Sud-Ouest sur le fichier Edvige

Le quotidien Sud-Ouest consacre sa « une » d’aujourd’hui au nouveau fichier de police, Edvige, créé par décret en juin dernier et contesté par de nombreuses personnalités et associations de défense des droits de l’homme.
J’ai été interviewé, en tant qu’auteur du livre « Tous fichés« , par Priska Ducœurjoly, la journaliste de Sud-Ouest qui a réalisé cette enquête sur les conséquences du fichage. Vous pouvez lire son article en cliquant ici :
http://www.sudouest.com/050908/france.asp?Article=050908aP3076067.xml

Une réflexion sur « Interviewé par le quotidien Sud-Ouest sur le fichier Edvige »

  1. Bonjour
    C'est un peu compliqué de commenter sur sudouest.com, et puis c'est tout aussi bien de discuter ici.

    J'ai bien aimé la référence a Olivenstein : l'addiction est la rencontre d'un produit, d'une culture et d'un sujet.

    Je suis d'accord sur les conseils de bon sens que vous donnez : internet, tout comme les jeux vidéos, sont des objets de culture, et l'usage de l'un comme des autres doit être accompagnés, comme tous les objets de culture. Bien évidemment, cela n'empechera pas les plus jeunes d'inventer d'autres usages aux jeux vidéos et a l'Internet

    Les choses me semblent bien plus délicates a propos du mot addiction. Je sais bien que dans le public, le mot a perdu de l'accuité qu'il a en psychiatrie. Je sais aussi qu'il a été malencontreusement utilisé par quelques collégues. D'abord par Ivan Goldberg lors d'une plaisanterie sur l'Internet Addiction Disorder puis par quelques autres, aux USA d'abord, et en France ensuite.

    Pourtant, personne n'a jamais mis en évidence une addiction à l'internet ou aux jeux vidéos, et le "board" du Diagnostic Standard Manual a même indiqué qu'il n'y a pas lieu d'inventer un nouveau terme puisqu'il n'y a pas une nouvelle réalité clinique.

    On arrive à une situation curieuse : le public parle d'une chose que des psychologues ont inventé et qui n'existe pas.

    Ce qui existe, ce sont des pathologies que l'on connait bien chez les adolescents : dépression, et décompensations psychotiques qui se manifestent par des journées passées à "jouer". Je mets jouer entre guillemets parce lorsque la créativité a quitté une activité, elle n'est plus un jeu. Ce sont des accrochages ou des évitements. Ce sont aussi parfois des tentatives de dépasser,

    Pour le dire platement : ce ne sont pas les jeux vidéos qui font passer des nuits entières devant son écran; c'est l'insomnie (et donc le trouble anxieux ou dépressif sous jacent) qui pousse vers l'écran.

    Là ou je vous suis totalement, c'est qu'il est absolument nécessaire que les parents s'intéressent a ce que font leurs enfants avec leurs machines. Il n'est pas bon qu'une génération grandisse avec l'idée qu'une grande partie de ses pratiques est déconnectée du monde des adultes

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