RSS
 

Archive for juin, 2008

What is the "Kids Safety in the Digital Worlds" Network?

30 juin

The purpose of this network is to link together all people around the world wanting to share information in order to improve the safety of our children in the Digital Worlds (the Internet -accessed either through a computer or a mobile phone-, video games, virtual worlds…).

Keeping kids safe in the Digital Worlds is a very ambitious task — bigger than any single government, company or family can achieve alone.

All children in the world are affected by these dangers.

That’s why all positive and productive input from around the world is welcome: medias, educators, national governments, law enforcement authorities worldwide, global or regional organizations, child safety organizations and technology companies.

The Digital Worlds can bring content of great value to the lives of our kids. For example, the Internet provides immense quantities of useful information.

But the Digital Worlds, as the reflects of human activities in the real world, can be the places of unwanted encounters. A child, who isn’t seeking objectionable content, can come across it inadvertently or someone may deliberately force such content on him.

Keeping kids safe involves at least four levels of action:

• education for families to increase their awareness about online child safety and to teach best practices for safe surfing.

• education for children to help them get the media literacy skills they need to use the Digital Worlds responsibly.

• support for law enforcement.

• empowering technology tools that allow parents to limit what digital content their children can discover. Internet, video game and mobile phone companies need to continue to empower parents and kids with tools and resources that help put them in control of their digital experiences and make web surfing, instant messaging, video gaming and mobile phoning safer.

 
 

Quatre conseils pour bien utiliser son navigateur GPS sur la route des vacances

28 juin

Vous partez en vacances et vous utilisez un navigateur GPS pour vous rendre en voiture sur votre lieu de villégiature ?

Voici quatre conseils que donne la Prévention Routière pour bien utiliser son GPS en voiture :

• toujours programmer le navigateur GPS à l’arrêt ;

• ne pas regarder l’appareil, mais suivre ses indications vocales ;

• mettre régulièrement à jour les cartes du GPS pour éviter les erreurs de navigation ;

• donner la priorité absolue aux informations données par la signalisation routière.

Lire également l’article que j’ai rédigé pour Vnunet.fr au sujet de l’impact des navigateurs GPS sur le comportement des conducteurs.

 
 

Départ de Bill Gates [2] Les débuts de la saga Microsoft : du Basic au Net

27 juin

1975 : Premier programme
Une firme texane, Mits, commercialise le premier ordinateur grand public (la machine est vendue en kit). Bill Gates et Paul Allen lui vendent Microsoft Basic un langage de programmation dérivé du Basic (“ Beginner’s All-purpose Symbolic Instruction Code ”, Langage multi-usage pour débutant). Forts de ce succès, ils quittent Harvard pour se consacrer à un nouveau business auquel personne ne croit encore : les logiciels de micro-informatique.

1977 : Création de la société Microsoft
L’association entre Paul Allen et Bill Gates devient officielle. Les deux jeunes gens fondent la firme Micro-soft, (avec un trait d’union) au Nouveau-Mexique, près du siège social de Mits. Ils commercialisent leur Basic auprès d’autres fabricants d’ordinateurs, notamment Commodore (disparu depuis). L’entreprise emploie 9 salariés et réalise 2,3 millions de francs de chiffre d’affaires.

1979 : Implantation à Seattle
Bill et Paul déménagent près de Seattle, ville dont ils sont tous deux originaires, sur la côte ouest des Etats-Unis. Là, ils font figure de pionniers. Microsoft est le premier éditeur de logiciels de la région : la plupart des entreprises informatiques américaines sont installées plus au sud, dans la Silicon Valley.

1981 : Le contrat du siècle
IBM cherche un système d’exploitation pour son premier micro-ordinateur, le 5150 PC (“ Personal Computer ”, ordinateur personnel). Bill Gates lui vend le MS-DOS (Microsoft Disk Operating System), dérivé d’un logiciel qu’il vient de racheter. IBM commet l’erreur de pas exiger d’exclusivité. Du coup, Bill Gates est libre de vendre son produit à d’autres entreprises. Cette négligence va faire la fortune de Microsoft. Le PC et MS-Dos deviennent très rapidement les standards de la micro-informatique. Mais si les concurrents peuvent librement copier la machine d’IBM, ils doivent payer le MS-DOS.

1983 : Premier logiciel grand public
Première version de Word, le traitement de texte de Microsoft. Le produit, plus puissant et performant que ses concurrents, fait un malheur. Il deviendra vite la norme du marché.

1984 : Débuts sur Macintosh
Apple lance le Macintosh, un micro-ordinateur révolutionnaire, grâce à son interface graphique : pour démarrer une application il suffit, à l’aide d’une souris, de cliquer sur une image, affichée à l’écran. Depuis, on n’a pas fait mieux. Microsoft est choisi pour développer les premiers logiciels du Mac. Pendant longtemps, c’est sur ce marché que la firme de Redmond enregistrera ses plus fortes marges.

1985 : Première version de Windows
Microsoft lance Windows, une version améliorée de MS-DOS. 110 000 heures de travail ont été nécessaires pour la réaliser. Signe particulier : elle offre une interface graphique, inspirée de celle du Mac. Mais Windows demeura moins conviviale et moins fiable que son concurrent jusqu’en 1990. Toujours en 1985, commercialisation d’Excel, le premier tableur de Microsoft, plus rapide que son concurrent, Lotus 1-2-3.

1986 : Introduction en Bourse
Onze ans après sa création, Microsoft entre au Nasdaq, la bourse des valeurs high-tech américaines. A 31 ans, Bill Gates est le plus jeune milliardaire du monde.

1988 : Numéro un de l’industrie
Microsoft devient le premier éditeur de logiciels au monde devant son concurrent Lotus. Elle réalise 590 millions de dollars de chiffre d’affaires (3,5 milliards de francs) et emploie 2 700 personnes.

1990 : Premier milliard de dollar
Au cours de l’exercice fiscal 1990, les ventes dépassent le milliard de dollars (six milliards de francs). La même année, Microsoft lance une version améliorée de Windows, Windows 3.0. La campagne publicitaire s’étale sur 6 mois et coûte plus de 10 millions de dollars. 100 000 produits sont vendus en deux semaines.

1993 : Lancement de l’encyclopédie Encarta
Microsoft invente l’encyclopédie multimédia. Encarta associe, sur un CD-Rom, texte, images, sons, graphiques et animations. Elle comprend également un atlas interactif. Les deux produits deviennent vite des best-sellers. Toujours en 1993, Microsoft entre sur le marché de l’entreprise, grâce à Windows NT, un système d’exploitation pour les ordinateurs en réseau. Début également des ennuis avec la justice. La firme est accusée d’empêcher ses clients d’acheter les produits de ses concurrents.

1995 : Le tournant Internet
Lancement en grande pompe de Windows 95. En quatre jours, plus d’un million d’exemplaires sont vendus aux Etats-Unis. Grâce à cette nouvelle version, Microsoft damne définitivement le pion à Apple qui ne détient plus que 5% du marché des micro-ordinateurs. A la fin de l’année, Bill Gates décide d’axer toute la stratégie de son entreprise autour d’Internet. Première application : le navigateur Internet Explorer 2.0 est mis gratuitement à la disposition des internautes. Netscape, le leader de ce marché avec Navigator, sera obligé de faire de même, ce qui le mettra en quasi-faillite.

1997 : Intérêt pour la télé interactive
Microsoft rachète la firme Web TV qui développe des solutions d’accès à Internet via la télévision. Bill Gates est persuadé qu’un jour l’ordinateur et la télé ne feront plus qu’un. “Bientôt, pendant que nous regarderons notre feuilleton préféré, nous pourrons cliquer sur les robes des actrices pour connaître leurs prix et les magasins qui les distribuent ”, prédisaient-ils dès 1993.

1998 : Début du procès anti-trust
Le gouvernement américain et vingt états fédéraux portent plainte contre l’entreprise. Le procès pour abus de position dominante s’ouvre en octobre.

2000 : L’année de tous les dangers
Bill Gates quitte la présidence de Microsoft. Il devient “ architecte en chef des logiciels” et cède les commandes à son numéro deux, Steve Ballmer. En juin, l’entreprise est reconnue coupable d’abus de position dominante. La justice américaine demande sa scission en deux identités : la première se consacrera au système d’exploitation Windows, la seconde prenant en charge les autres logiciels. Microsoft fait appel. Fin juin, Bill Gates annonce Microsoft.net, un projet révolutionnaire mais risqué : faire des logiciels maison le cœur de l’Internet de demain.
Le projet a fait long feu…

 
 

Bill Gates quitte Microsoft…

27 juin

Bill Gates abandonne aujourd’hui toute responsabilité opérationnelle au sein de l’entreprise qu’il a créée en 1975. Il demeurera cependant « président non exécutif » du conseil d’administration de « son » entreprise. Retrouvez ici une interview de Bill Gates que j’avais réalisée en 1993 pour le mensuel Capital, avec François Vey.
Voici, par exemple, ce que le patron de Microsoft pensait, à l’époque, de l’avenir du multimédia, de la télévision. C’était avant que le Web ne devienne une application grand public…
« On va avoir des écrans plats très peu coûteux et d’excellente qualité, ainsi que des câbles en fibre optique, dotés d’une capacité de transmission incroyable, qui arriveront dans chaque foyer. En fonction de ces nouvelles technologies, on pourra déterminer l’intérêt de telle ou telle nouvelle application. Je suis sûr qu’on va faire des découvertes impressionnantes. Mais ce qui me passionne, ce sont les banques d’images. Le fait, par exemple, de pouvoir interroger une machine sur différentes disciplines artistiques et jouer avec l’œuvre d’artistes d’époques diverses.
Rien qu’en cliquant sur un menu, la machine vous montrera des séquences d’images. Vous lui dicterez la voie à suivre. Le fonctionnement sera très souple. Cela devrait amener à l’art un public beaucoup plus large.
Nous avons scanné intégralement l’œuvre de Van Gogh, à l’occasion d’une exposition, pour voir ce que pourrait donner ce type d’expérience. Cela a très bien marché, puis on est passé à d’autres sujets, moins grandioses. Nous avons ainsi réalisé 4 000 photos de voiliers et 4 000 d’alpinisme. Ce n’est qu’un début. La réalisation d’une base de données contenant un million d’images va encore prendre trois à quatre ans. Toute ces idées de vidéothèques interactives m’intéressent beaucoup. Cela revient très cher. Mais c’est fabuleux. »


 
 

Et si, pour la crise alimentaire, une partie de la solution venait du ciel ?

20 juin

L’observation par satellite peut-elle rendre l’agriculture plus efficace ? Plusieurs pays en voie de développement s’intéressent aux nouveaux outils de télédétection spatiale. L’Algérie et le Nigeria sont chacun équipés depuis quelques années d’un mini-satellite d’observation à des fins, entre autres, agricoles. Et le ministère de l’environnement vietnamien vient d’acheter une station complète de réception et d’analyse d’images satellitaires destinée à faciliter la gestion des ressources naturelles du pays et en particulier de son agriculture. Lire l’article sur ce sujet que j’ai publié ce matin dans la rubrique Innovation du quotidien Les Echos.

 
 

Ce que pense la Peep (Fédération des Parents d’Elèves de l’Enseignement Public) du livre "Les 90 questions que tous les parents se posent…"

17 juin

La Peep (Fédération des Parents d’Elèves de l’Enseignement Public) a publié sur son site internet un article sur le livre « Les 90 questions que tous les parents se posent : téléphone mobile, internet, jeux vidéo… ». En voici quelques extraits :

« Sans tabou, ni prosélytisme, l’auteur guide les parents dans l’univers des logiciels, des jeux vidéo et des sites Internet afin que nos enfants tirent le meilleur parti de ces fabuleux outils, le pire devant être éloigné avec vigilance et lucidité. »

« Véritable guide pratique foisonnant d’adresses, de références et d’idées de démarches fort utiles, l’ouvrage ne nie pas les dangers et les limites de ces nouveaux totems adolescents, mais il permet de s’en libérer pour en faire un usage raisonné, réfléchi et constructif. »

« Le propos n’est pas de diaboliser mais de se tenir à bonne distance des idées reçues en gardant à l’esprit les valeurs éducatives les plus à même de respecter la santé et l’imaginaire des enfants. »

« Ouvrage à recommander surtout si vous vous sentez dépassés par la virtuosité de vos chères têtes blondes dans tous ces domaines, et parce que vous avez le droit -sinon le devoir- de les protéger d’images comme de contenus choquants et ravageurs. »

 
 

Téléphone mobile : à utiliser avec prudence chez les jeunes !

17 juin

Vingt scientifiques viennent de signer un document appelant à utiliser son téléphone portable avec prudence, en particulier chez les plus jeunes. Mais ces informations étaient connues depuis longtemps. Dans « Les 90 questions que tous les parents se posent », publié avant l’ »Appel des 20″ j’attire l’attention des parents sur ces problèmes et je donne une série de recommandations très précises, comme le confirme sur son blog Guillaume Grallet, journaliste spécialiste des nouvelles technologies à L’Express :
http://blogs.lexpress.fr/virtuel/2008/06/menaces-des-portables-on-le-sa.html

 
 

Invité de Patrick Chompré sur RFI

11 juin

Patrick Chompré m’a interviewé ce midi dans le cadre de la demi-heure qu’il anime chaque mercredi au sein de l’émission « Les visiteurs du jour », présentée par Hervé Guillemot.
Le thème de ma venue à l’antenne de RFI était Les parents dépassés par les nouveaux médias : Internet, téléphone mobile, jeux vidéos, mondes virtuels. Les enfants vivent dans un monde parfois (souvent ?) ignoré des parents. Pour le meilleur ou pour le pire ? Jusqu’ou va cette nouvelle frontière numérique ? Vous pouvez écouter sur le site de RFI mes réponses aux questions de Patrick Chompré, ainsi que les témoignages, très vivants et rafraîchissants, des élèves de l’école primaire Ampère, dans le dix-septième arrondissement de Paris.

 
 

Avec Dotred, Internet se met au service de l’humanitaire

09 juin

Les associations à caractère humanitaire ne savent pas encore très bien comment utiliser Internet. Certes, presque toutes possèdent une vitrine sur le Web, mais très peu d’entre elles ont su mettre au point des outils spécifiques et originaux pour sensibiliser le grand public à leurs actions ou à une grande cause.
Dans cet univers, Dotred constitue une remarquable exception. Le principe de ce jeu en ligne « pédagogique, social et humanitaire » est simple : pour 2 euros, on achète une parcelle de 100 mètres carrés dans une ville virtuelle, puis on invite tous ses amis à faire de même. Et plus on parraine de gens, plus son cube devient visible… La partie est finie quand la cybercité a été entièrement vendue. Les bénéfices sont alors reversés à des associations caritatives ou des ONG.
La première partie de Dotred se déroule dans un Paris virtuel et a comme thème le droit au logement et le logement social. L’argent récolté ira à 5 associations oeuvrant dans ce domaine : Les Enfants de Don Quichotte, Habitat & Humanisme, le DAL, Jeudi noir et Macaq. Les prochaines parties devraient avoir lieu dans d’autres villes de France, voire à l’étranger (on parle de São Paulo…).
Voir l’article que j’ai consacré ce matin dans Les Echos à ce jeu créé par David Guez, ingénieur féru d’informatique et artiste plasticien.

 
 

Les laboratoires atomiques de Kahuta (Pakistan), au centre du réseau de prolifération A. Q. Khan

04 juin

Les laboratoires nucléaires de Kahuta, au Pakistan, où furent développés les éléments nécessaires à la première bombe atomique pakistanaise qui explosa en 1998, portent également le nom de Dr A. Q. Khan Research Laboratories (ils possèdent même un site web : http://www.krl.com.pk/). Le Pakistanais Abdul Qadeer Khan est en effet le père de la bombe pakistanaise. Mais il est également soupçonné d’être à l’origine du plus grand réseau de prolifération nucléaire.

Au début des années soixante-dix, A. Q. Khan travaillait à Almelo, une usine des Pays-Bas où avaient été mises en service les premières centrifugeuses. Ces appareils de très haute technologie permettent d’obtenir discrètement l’uranium hautement enrichi nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique. «1 300 centrifugeuses installées dans un bâtiment de 1 300 mètres carrés peuvent produire en quatorze mois suffisamment d’uranium hautement enrichi pour fabriquer une bombe », révèle Richard Garwin (source : courrier électronique à l’auteur du 23 juin 2006), un des meilleurs ingénieurs atomistes au monde*.

En clair, Richard Garwin affirme que grâce aux centrifugeuses, le combustible nécessaire à un engin nucléaire peut être élaboré presque n’importe où : dans un parking, un centre commercial, une bibliothèque, une gare… Après tout, 1 300 mètres carrés, c’était la surface de l’appartement de fonction que Jacques Chirac occupait à l’hôtel de Ville, lorsqu’il était maire de Paris. Autant dire que les satellites photographiques ont peu de chances de repérer une installation de ce type.

Or, lorsqu’il était aux Pays-Bas, Abdul Qadeer Khan a volé les plans de ces fameuses centrifugeuses au profit de son propre gouvernement. Rentré à Islamabad, A. Q. Khan dirigea l’effort de recherche national et fit exploser la première bombe pakistanaise en 1998. Mais parallèlement, il créa une véritable internationale de la prolifération, proposant schémas et pièces détachées pour monter des centrifugeuses, en kit ou presque.

L’ampleur du réseau Khan n’apparut qu’en octobre 2003, lorsque les gardes-côtes italiens arraisonnèrent un cargo battant pavillon allemand, le BBC China, à destination de la Libye. A son bord, des machines-outils de précision, des tubes d’aluminium, des pompes moléculaires, etc. De quoi monter 10 000 centrifugeuses, fournies par des proches d’A. Q. Khan. Pris la main dans le sac, les Libyens ont raconté tout ce qu’ils savaient sur le Pakistanais.
Celui-ci est soupçonné d’avoir revendu les schémas des fameuses centrifugeuses à l’Algérie, l’Arabie Saoudite, la Birmanie, l’Egypte, l’Indonésie, le Koweït, la Malaisie, le Soudan… Tous signataires du TNP (Traité de Non-Prolifération) ! Pour l’instant, l’œuvre la plus accomplie d’A. Q. Khan demeure l’Iran, dont il a largement inspiré le programme nucléaire.

Aujourd’hui, on soupçonne A. Q. Khan d’avoir également vendu les plans de bombes atomiques plus ou moins sophistiquées. En 2004, les enquêteurs suisses ont mis la main sur les ordinateurs de trois Suisses, membres de la même famille, Friedrich (le père), Marco et Urs Tinner (ses deux fils), accusés d’appartenir au réseau A. Q. Khan. Parmi les documents saisis, les plans d’une tête nucléaire, susceptible d’être montée sur un missile balistique (sources : New York Times et ISIS – Institute for Science and International Security).

A. Q. Khan est en résidence surveillée à Islamabad, la capitale du Pakistan, depuis qu’il a fait des aveux publics, télédiffusés en février 2004. Dans une récente interview au journal anglais The Guardian, A. Q. Khan affirme que ces aveux lui ont été dictés par le président pakistanais, Pervez Musharraf.

Dernier rebondissement dans le dossier A. Q. Khan : Benazir Bhutto, assassinée en décembre 2007, aurait elle-même contribué à la diffusion de secrets nucléaires lorsqu’elle était Premier ministre du Pakistan, en 1993. Dans un ouvrage publié en Inde, Goodbye Shahzadi, Shyam Bhatia, un journaliste qui était proche de Benazir Bhutto, affirme que celle-ci aurait personnellement livré à la Corée du Nord des données sur l’enrichissement de l’uranium.« Mme Bhutto devait se rendre en Corée du Nord et il lui a été demandé par son entourage d’apporter secrètement ces données à Pyongyang [NDLR : la capitale de la Corée du Nord]. » Au retour, elle aurait rapporté, toujours selon Shyam Bhatia, « des CD sur la fabrication des missiles nord-coréens » (source : Le Monde du 2 juin 2008).

* Titulaire d’un doctorat en physique de l’université de Chicago, Richard Garwin a travaillé sur les plans des bombes américaines et à la conception des premiers satellites de la CIA (Central Intelligence Agency) qui ont espionné les Russes et les Chinois à partir des années soixante. Aujourd’hui âgé de 80 ans, il est régulièrement consulté par Washington pour tout ce qui touche à la prolifération nucléaire. Son site internet : http://www.fas.org/rlg/